MCE-5 VCRi : repousser les limites de la réduction de consommation de carburant

Le VCR n’est pas
dans la roadmap des constructeurs

Si la réduction de la consommation est dans la roadmap stratégique des constructeurs automobiles, alors, le VCR doit faire partie de leur roadmap technologique. Pourtant, tous les constructeurs ne partagent pas ce point de vue. Certains constructeurs ont mis le VCR dans leur roadmap, d’autres non. Certains constructeurs considèrent encore le VCR comme une solution « ultime », lourde technologiquement. À ce titre, ils reportent le VCR à une date ultérieure, quand toutes les autres solutions seront parvenues aux limites de leurs possibilités.

Les objectifs et pénalités européens liés aux
émissions de CO2 rendent stratégiques les
grammes de CO2/km « ultimes »
procurés par le VCR

La plupart des constructeurs automobiles
ont évalué ou évaluent le potentiel du VCR

L’association des constructeurs européens
d’automobiles prend le VCR très au sérieux,
avec des gains potentiels reconnus

Du fait du temps nécessaire au développement d’une nouvelle technologie, cette stratégie est difficilement défendable : l’évolution rapide des contraintes environnementales et énergétiques va créer des distorsions de plus en plus importantes entre besoins et disponibilités technologiques. Les grammes de CO2/km « ultimes » procurés par le VCR manqueront cruellement lorsque les objectifs de 95 g CO2/km seront en vigueur et serviront de base de calcul aux pénalités fiscales et réglementaires. Des années de rentabilité « VCR » seront alors irrémédiablement perdues au détriment des clients finaux, de la société civile et des constructeurs eux-mêmes.

On ne peut pourtant blâmer personne. La problématique du VCR reste principalement liée à la disponibilité ou non d’une solution technologique capable de répondre au cahier des charges extrêmement contraignant de ce type de moteur. Nul doute que s’il existait une solution « miracle » permettant de contrôler le taux de compression sans remettre en question ni la définition des moteurs ni les investissements réalisés pour les produire, le VCR serait déjà sur le marché.

À ce titre, beaucoup de constructeurs ont mis le VCR dans leur roadmap de principe, mais pas dans leur rodmap des faits. Le VCR on y pense, mais les expériences passées dans ce domaine ne sont encourageantes ni technologiquement, ni énergétiquement. Ceux qui ont déjà vécu des déboires avec des prototypes de moteur VCR sont plutôt enclins à penser qu’on n'y arrivera jamais. Ceux qui ne se sont jamais engagés dans le VCR veulent avant tout valider ou invalider des solutions technologiques internes, souvent fondées sur des principes peu prometteurs. En outre, les gains du VCR sont dans l’ensemble largement sous-évalués car ils ont été mesurés avec des technologies insuffisamment efficaces. Le peu d’urgence perçue de produire des moteurs VCR est l’héritage direct de ces évaluations.

En définitive, le VCR ne prendra définitivement sa place dans la roadmap des constructeurs que si les résultats énergétiques et fonctionnels qui en sont obtenus sont à la hauteur des attentes. La technologie qui permet d’atteindre ces résultats pourra alors être reconnue, puis adoptée si elle constitue le compromis technico économique recherché. La technologie MCE‑5 VCRi a délivré les résultats en question et les a déjà positionnés au-delà des objectifs les plus ambitieux. Il ne reste plus qu’elle soit suffisamment reconnue pour être adoptée. Ainsi, le VCR pourra prendre naturellement sa place dans la roadmap de la motorisation automobile, chez tous les constructeurs.