MCE-5 VCRi : repousser les limites de la réduction de consommation de carburant

On n’a pas besoin
du VCR pour améliorer
les moteurs, d’autres solutions existent

Le VCR sera une composante nouvelle du « mix technologique »
applicable aux moteurs alternatifs à combustion interne

En 2010, une Toyota Yaris possède aujourd'hui
un niveau d'équipement et de sophistication
autrefois réservé aux véhicules de luxe

Dire qu’on peut se passer du VCR est aussi dénué de sens que de dire que l’on peut se passer de l’injection directe, des turbocompresseurs ou des VVTs. Aucun de ces organes n’est strictement indispensable pour réaliser des moteurs. Pris isolément, on peut se passer de chacun d’eux, mais au prix d’une forte réduction de l’efficacité énergétique, ce qui est contraire aux objectifs actuels.

De plus, se passer de certaines technologies revient à remettre en cause l’utilité d’autres technologies à cause de diverses relations d’interdépendance. Par exemple, l’injection directe perd son sens sans turbocompresseur et inversement. Les VVTs, considérés comme un équipement luxueux dans les années 80, font désormais partie de l’équipement de base des moteurs, tout comme le réfrigérateur fait partie de l’équipement de base d’une cuisine.

La tendance est aujourd’hui à l’empilement des technologies. Ceci est nécessaire pour faire face aux grands enjeux environnementaux et énergétiques. L’empilement des technologies se fait au prix d’un empilement des coûts. Cependant, la réduction du prix de revient unitaire de technologies initialement chères les rend accessibles aux plus petits véhicules. À ce titre, l’empilement des coûts ne se traduit pas par un accroissement proportionnel du prix de revient des véhicules. Aujourd’hui, un véhicule à 10 000 € est communément équipé d’une injection multipoints, d'un ou deux VVTs, d’un catalyseur 3-voies, d’un ABS, de vitres électriques et d’une climatisation. Personne ne songerait à revenir en arrière, au contraire, le taux d’équipement et la sophistication des véhicules seront supérieurs dans le futur. Les véhicules sont devenus plus chers dans l'absolu, mais moins chers en relatif au regard de leur contenu technologique.

Le VCR va apporter sa contribution à l’amélioration du rendement des moteurs au même titre que l’injection directe et le turbocompresseur. Le VCR ne va pas remplacer le GDI ou le turbo, il va coopérer avec eux et exercer un nouvel effet de levier pour produire au final plus d’efficacité. Le VCR va devenir une nouvelle composante du « mix technologique » utilisé pour concevoir les moteurs. Ainsi, le VCR va rendre possibles de nouvelles combinaisons technologiques, chacune offrant un rapport coût/bénéfice différent, plus ou moins adapté au véhicule ciblé. Par exemple, dans certains cas, il sera préférable de prévoir un moteur VCR MPFI car son coût/bénéfice sera meilleur que celui d’un VCR GDI même à consommation absolue supérieure. Le choix de la meilleure combinaison explique pourquoi on ne met pas toutes les technologies existantes dans tous les véhicules, ce qui pourtant apporterait la réduction de consommation la plus importante. Le moteur « full options » s’adresse davantage aux véhicules haut de gamme dont les clients sont peu sensibles au prix d’achat. Le VCR va devenir un nouvel élément d’optimisation énergétique mais aussi, économique.

Au final, pour obtenir une réduction maximale de la consommation, le VCR sera nécessaire. Pour viser le meilleur coût/bénéfice, le VCR sera une composante d’optimisation essentielle pour bon nombre de véhicules. À ce titre, le VCR ne pourra être remplacé par rien d’autre comme c’est déjà le cas pour les VVT, le turbocompresseur ou l’injection directe.