MCE-5 VCRi : repousser les limites de la réduction de consommation de carburant

Son architecture est radicalement
différente et on ne peut pas « rétrofitter »
les moteurs existants

En aucun cas, le taux de compression variable (VCR) ne sera une « add-on technology », c’est-à-dire une technologie ajoutée à un moteur préexistant sans en changer le cœur. Le VCR s’adresse en effet au système interne de transmission de la puissance du moteur. Le VCR concerne les pièces les plus chargées du moteur. À ce titre, le VCR ne peut qu’engendrer une nouvelle famille de moteurs sans aucune possibilité de « rétrofitter » une famille de moteurs préexistante.

Le VCR engendrera nécessairement une nouvelle
famille de moteurs sans possibilité de « rétrofitter »
une famille de moteurs préexistante

L’architecture, le poids, l’encombrement et les
émissions vibro-acoustiques du MCE‑5 VCRi en font
un moteur « transparent » pour l’intégrateur

En conséquence, quelqu’un qui voudrait passer au VCR via une « add-on technology » aurait meilleur temps à renoncer au VCR car ce qu’il cherche n’existe pas et n’existera probablement jamais.

Alors faut-il renoncer au VCR pour autant ? Absolument pas. Le VCR va procurer des avantages tellement déterminant que renoncer au VCR pourrait rapidement devenir synonyme de pertes de parts de marché, de recul de rentabilité et de retard technologique qu’aucune autre alternative ne saurait raisonnablement rattraper. À brève ou moyenne échéance, chaque constructeur devra donc faire l’effort de développer une famille de moteurs VCR, ce qui n’est en rien insurmontable dès lors que l’on dispose de la bonne technologie.

En définitive, le plus important n’est pas de savoir si l’on peut « rétrofitter » les moteurs, mais de savoir si l’on peut « rétrofitter » les véhicules. En effet, il est fondamental qu’un moteur VCR puisse servir le même objectif de performance dans le même encombrement, avec un poids similaire, avec des contraintes d’intégration comparables et avec des émissions vibro-acoustiques semblables à celles des moteurs remplacés. Il ne serait en effet pas envisageables de construire de nouveaux véhicules sous prétexte que l’on change de moteur.

Sur ces critères, l’architecture, le poids, l’encombrement et les émissions vibro-acoustiques du MCE‑5 VCRi en font un moteur « transparent » pour l’intégrateur, qui ne verra en pratique aucune différence entre un MCE‑5 VCRi et un moteur ordinaire.